TCR Germany – Most – 29/04/2018

Rien dans la préparation d'avant course ne laissait présager un tel dénouement. Sur le circuit de Most au nord de la République Tchèque, c'est même la confiance qui régnait dans l'habitacle de la Golf GTI TCR #27.

Après de bons tests bouclés dans le Top 10, des essais libres rondement menés malgré une panne d’essence incongrue, Théo Coicaud claquait le 5e chrono en Q1 et le 10e en Q2, à 6/10e du meilleur temps, s'offrant ainsi la pole pour la course du dimanche en vertu de la grille inversée.

C'était pourtant bien parti…

A l'extinction des feux, le Français s'élançait parfaitement dans la Course 1, grillait la politesse à deux concurrents pour prendre la 8e position et attraper le bon wagon : celui qui part devant. Le premier tour n'était pas bouclé que la voiture de sécurité entrait en piste.

Concentré à la relance, il défendait sa position et pouvait envisager de passer à l'attaque. Mais après deux boucles menées sur un bon rythme, la boîte de vitesse lâchait et douchait ses espoirs.

« C'est dommage après ces qualifs prometteuses où je finis premier des Golf en Q1 » confiait le pilote.« En plus, c'était chaud pour passer en Q2 : 22 voitures se tenaient en 1 seconde ! Je prends un bon départ, mais à la relance après le safety car, j'ai un feeling bizarre avec la voiture et j'entends un bruit de claquement. L’alarme de température d'huile de boîte s’allume et trois virages après, la boîte éclate. J'avais gagné deux places et il y avait la perspective de bons points. C'est frustrant. »

C'était mal parti !

Déçu de n'avoir pu défendre ses chances, le pilote normand concentrait tous ses espoirs sur la Course 2 et la pole position qui l'assurait de batailler aux avant-postes. Mais au moment de s'élancer, c'est l'accélérateur qui lui jouait des tours : la Golf restait « scotchée » sur sa ligne avant de décoller enfin. Après trois virages, Coicaud pointait à la 4e place. Un moindre mal pensait-on. C'était sans compter sur un premier coup du sort, d'abord la Honda de Mike Halder, qui harponnait la Golf franco et la repoussait en 10e position. Puis un deuxième, avec l'Audi de Sandro Kaibach, en perdition au freinage, qui clouait la #27 pour le compte. Les deux pilotes étaient pénalisés, mais s'en était fini d'un week-end noir qui s'annonçait sous les meilleurs auspices et se concluait par zéro point.

Théo Coicaud ne voulait retenir que le positif mais ne cherchait pas à masquer sa déception : « Là vraiment… Je cherchais mon point de patinage pour préparer mon départ et je me rends compte que l'accélérateur ne répond pas. Panique à bord ! J'étais en pole, les feux allaient bientôt s'allumer… Je coupe le moteur, je le relance, mais le temps de me recaler, d'activer le launch control… Départ en catastrophe et je perds trois places dans l'affaire. Après, je me fais pousser dans le bac deux fois. C'est comme ça. Kaibach m'a envoyé un message pour s'excuser. C'est sport. Au final, je reste sur ma faim mais je garde en tête notre bonne vitesse pendant les essais. Le potentiel est là. La prochaine course au Red Bull Ring ne nous est pas favorable avec les longues lignes droites. J'espère au moins qu'on règlera les problèmes de fiabilité. »

Prochain rendez-vous dans deux semaines en Autriche, en espérant que le chat noir ira dormir ailleurs.

T.P.