Championnat de France F4 / Le Castellet.

Pour cette première levée du championnat de France F4 sur le circuit du Castellet, le week-end de Théo Coicaud reflète bien l'image de la météo locale du moment : de maussade à légère éclaircie.
Sur une piste encore un peu grasse, des qualifications pourtant encourageantes (5e temps) ne suffisent pas à masquer une première frustration. Lâché par son moteur quelques minutes avant la fin de la séance, Théo ne peut améliorer sa marque alors que la piste s'assèche.

Dans la course 1, il prend un bon départ et gagne une place. Mais la meute qui pousse derrière le déstabilise comme il en convient lui-même : « Je démarre bien, mais ensuite j'ai un peu de mal à me mettre dans le rythme et je surveille trop mes rétros. C'est une habitude que je dois perdre car ça me met une pression inutile qui n'aide pas à la concentration. »
A trop regarder derrière, le pilote du Havre commet de petites fautes qui ouvrent la porte à ses poursuivants jusqu'à le faire glisser en 9e position. Une fois la concentration retrouvée, Théo repart à l'attaque pour se dédoubler et remonte 8e après un beau freinage en bout de ligne droite puis, au prix d'une nouvelle attaque tranchante, conclut sa course à la 7e place.

La course 2 le voit s'élancer de la 4e position et prendre une nouvelle fois un bon envol. Il pointe à la 3e place au second tour avant l'entrée de la safety car consécutive à une sortie de piste.
Au restart, Théo bondit pour le gain de la 2e position avant d'être repris par le redoublant et insatiable Yifei Ye. Petit à petit, le pensionnaire de l'Autosport Academy descend dans la hiérarchie avant de plonger à la 15e place du classement. A l'issue de la course, Théo donne l'explication de cette soudaine dégringolade : « En fait, ma pédale d'accélérateur a commencé à bouger de gauche à droite ce qui a rendu le pilotage très compliqué. Puis elle est carrément tombée au fond de la voiture ! » Dans ces conditions, difficile d’avancer…

Theo-Coicaud-Castellet-2016-7Le soleil est toujours aux abonnés absents le dimanche matin quand les seize F4 s'élancent pour le tour de formation de la course 3. Pas réveillés les académiciens ? Il faudra deux procédures de départ avant que les pilotes se lancent pour de bon dans la course. Théo s'extrait parfaitement de la 6e position de la grille et pointe 5e au troisième tour.
Malgré un plat sur un pneu qui va engendrer de fortes vibrations et un museau froissé, désagréments consécutifs à un freinage trop appuyé et à une légère touchette, Théo accomplit sa meilleure course du week-end. Il résiste à la pression et contient ses poursuivants pour terminer 5e.

Tous les espoirs sont permis pour finir en beauté mais la course 4 sera celle de l'apprentissage en accéléré des erreurs à ne pas commettre et d'une fougue à maîtriser.
Parti en 5e position, Théo se manque un peu au départ et recule de deux places avant de redoubler une voiture sur un freinage autoritaire.
Mais au deuxième tour, au bout de la ligne droite des stands, il rate son freinage et fait tout l'extérieur dans les vibreurs, très au large du secteur de la Pinède, avant de rejoindre la ligne droite du Mistral. Sorti des lignes de course, il écope d'un drive-through.
Hélas en ressortant de la voie des stands, il coupe la ligne blanche qui sépare la zone d'accélération de la piste. De nouveau pénalisé d'un drive-through, Théo rejoint les profondeurs du classement mais n'en a pas fini avec les ennuis, puisqu'une crevaison lente le contraint à l'abandon avant de devoir répondre à une convocation de la Direction de Course. C'est le métier qui rentre…

Classement après 4 courses : 11e. Prochain rendez-vous : Pau – 13/15 mai.